Club international des Femmes : au chevet des plus démunis

Le club international des Femmes de Ouagadougou (CLIF) est une association ‘’Ouagalaise’’ à but non lucratif. A travers des levées de fonds, elle vient en aide à de petites associations burkinabè œuvrant auprès des femmes et/ ou d’enfants en difficultés.

Créée en 1998, l’association a pour but initial de faciliter l’intégration des femmes des autres communautés qui arrivent à Ouagadougou et ce, à travers un accompagnent et un partage d’expériences. « Ceci se fait par des visites aux endroits emblématiques de la ville, par la découverte de l’art local et des marchés, par l’organisation de réunions, d’activités culturelles et sportives, de soirées. Nous organisons également un marché de Noël qui rencontre plein de succès (…) » a déclaré Sandra Eberhardt, présidente de l’association.

CLIF a aussi l’objectif de promouvoir des activités en faveur de la société dans son ensemble. Comptant 65 femmes, de plus de vingt nationalités, le but recherché, c’est de continuer de croître, d’atteindre les 100 membres dans un futur pas trop lointain. Avec un budget de 10.000.000 FCFA et à travers des petites associations burkinabè, les actions du CLIF se focalisent sur les enfants (enfants des rues, appuis à l’éducation, médicaments et produits de premiers soins, traitement des séropositifs, …), sur les personnes handicapées, sur les conditions des détenus et en faveur des femmes exclues accusées de sorcellerie. A cela s’ajoute, le soutien d’activités génératrices de revenu aidant les familles en difficulté, l’amélioration des conditions de travail et d’hygiène et la promotion de la sensibilisation à la protection de l’environnement.

En cette période sanitaire délicate et inédite, le CLIF soutient aussi les plus démunis en accompagnant plusieurs associations par des dons en masques, produits d’hygiène, fontaines de lavage des mains, dons alimentaires et des produits pharmaceutiques. « Comme vous le voyez, beaucoup d’activités pour un budget limité. Mais, je peux vous le garantir, les résultats ont toujours été concrets et ont bénéficié les enfants et les personnes qui en ont vraiment besoin », a souligné la présidente de l’association.

Et d’ajouter que le CLIF, par sa nature, est amené à renouveler périodiquement ses membres : des gens nouveaux, des nouvelles dynamiques, des nouvelles idées, des nouvelles actions, de nouveaux partenaires et ou bénéficiaires. L’association travaille en partenariat avec de petites associations et entreprises burkinabè qui les aident à distribuer des produits d’hygiène, des médicaments, de la nourriture, à construire de petites écoles de quartier, fournir de petits emplois, fabriquer des masques, etc. « Nos sponsors sont des sociétés locales ou internationales implantées au Burkina Faso, qui d’une manière ou une autre, nous soutiennent et collaborent avec nous. Nous leurs sommes à tous, partenaires et sponsors, très reconnaissants », a-t-elle précisé. A en croire Sandra Eberhardt, CLIF veut développer la convivialité et la joie, aider dans la mesure du possible ceux qui sont dans le besoin. « En ces temps de nouveaux défis provoqués par l’apparition de COVID, nous allons nous adapter et trouver des nouvelles voies. Un défi, certes, mais le CLIF continuera d’apporter sa petite contribution à la société », a-t-elle signifié. Elle a réitéré ses remerciements à l’endroit de ses collègues pour le travail bien fait, aux enfants et familles pour tant de beaux sourires ainsi qu’à ses partenaires pour l’accompagnement et support.

Cheick Abass KOALA/Stagiaire

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