Covid-19 : pas de sorties ! pas de rentrées ! des burkinabè confinés

Plusieurs travailleurs n’ont pu accéder à Ouagadougou vendredi 27 mars – date de l’entrée en vigueur de la quarantaine de la ville- l’une des mesures pour freiner la propagation du coronavirus au Burkina.

A la sortie de Ouagadougou – route de Ziniaré- la gendarmerie a installé une barrière dès la prise de la mesure sur la mise en quarantaine de Ouagadougou. Gidéon Vink, réalisateur résidant à Loumbila à une dizaine de kilomètre de Ouagadougou d’où il travaille est refoulé par la sécurité ce vendredi matin. ‘’ Je vais devoir rester chez moi dans une sorte de confinement puisque impossible de rejoindre mon lieu de travail. Ce sera un long chômage technique ’’ dit-il. A Loumbila, le réalisateur dit se reposer en attendant la reprise du travail.

Il regrette cependant cette décision gouvernementale dont l’application subite n’a pas permis aux résidents des alentours de Ouagadougou de prendre des dispositions pour travailler à la maison. ‘’ Mon ordinateur est au bureau. Je ne peux pas y avoir accès’’ déplore le réalisateur. ‘’ Nous ne suivons que les instructions’’ lance un gendarme qui refoule quelques usagers en partance à Ouagadougou. Plus loin un voie non bitumé sert de contournement pour certaines. ‘’ Ils emprunt cette voie rouge parce que beaucoup habitent juste à côté. On ne peut réprimer parce que de là où nous sommes arrêtées, on boit leur maison’’ explique l’agent de sécurité.

Autre barrière de sécurité autre réalité. Sur la sortie route de Manga des usagers passent le péage sans inquiétudes. C’est à l’entrée de la commune rurale de Koubri situé à 25 kilomètres de Ouagadougou qu’est installée la barrière de police. Quelques voitures sont autorisées à passer. ‘’ Ils ont souvent des laissez-passer’’ indique un agent de sécurité. ‘’ Sont autorisés à franchir la barrière les véhicules transportant des vivres, des cas de maladies ou de décès ’’ ajoute-t-il. Moussa Sawadogo réside à Koubri et travaille à Ouagadougou. ‘’ C’est un coup dur pour moi car j’ai toute ma vie professionnelle à Ouagadougou. Je n’arrive pas à travailler et je suis très stressé’’ témoigne-t-il. Comme Gidéon et Moussa, ils sont nombreux les populations qui travaillent à Ouagadougou et habitent aux encablures. Même s’ils apprécient la mesure, elles devraient selon eux être accompagnées de flexibilité : comme permettre d’aller prendre les ordinateurs pour le télétravail.

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