Election Miss : Il faut poser le débat

L’élection miss 2017 a été beaucoup commentée sur les réseaux sociaux. Depuis la phase de présélection jusqu’à la compétition officielle, vendredi 11 aout à Ouagadougou. De ces publications on peut retenir celle de First Magazine – une page facebook ivoirienne- qui a publié les photos des miss. Plus de 1000 partages et des milliers de commentaires souvent peu tendres à l’endroit des filles.

Si certains estiment que les filles n’étaient pas aussi belles – la beauté étant pourtant relative- d’autres ont plutôt  pointé du doigt leur maquillage très agressif.

Puis le vendredi 11 août. Dès le début de la cérémonie, les publications, notamment sur Facebook, ont fusé. Des contributions, des critiques, des suggestions et encore des moqueries. De la prestation des artistes invités, au défilé tant en tenue de vérité, traditionnelle que de soirée, et surtout du niveau de langue en français des miss, chacun y allait de son commentaire. « Et dire que l’affaire est vue dans le monde entier », pouvait-on lire sur le profil d’un internaute. « Miss Burkinan le français est différent du dioula d’expression  française »,  écrit un autre. Certes !

L’évènement a eu lieu. Il a été apprécié par nombre de personnes. C’est l’essentiel, pourra-t-on dire. Les critiques ne manqueront jamais.

Mais en toute chose réside une opportunité. Le nouveau comité de miss Burkina peut saisir cette perche de critiques pour s’améliorer pour les prochaines éditions, en prenant en compte les remarques constructives.

Il peut prendre également cette occasion poser le débat de l’utilité de l’élection. Qu’est-ce qu’elle apporte en termes de changements à la condition féminine ? En quoi contribue-t-elle à l’éducation des jeunes filles ? En quoi valorise-t-elle la femme burkinabè ? Bien de questions qui méritent d’être posées sur une table de débat. Un débat qui doit être vidé une bonne fois pour toutes pour éviter de le reconduire chaque fois que l’expression « Miss Burkina » sera prononcée « au Pays des Hommes intègres ».

Bassératou KINDO

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