Élites Mathématiques 2026 : 261 filles à la conquête des sciences

La 4e édition nationale du concours Élites Mathématiques s’est déroulée ce dimanche 31 mai 2026 dans 9 centres de composition à travers le Burkina Faso. Au total, 261 candidates issues de 113 établissements scolaires des 13 régions du pays ont planché sur des épreuves destinées à promouvoir l’excellence féminine dans les disciplines scientifiques et à encourager les carrières en sciences.
Elles sont 261 élèves à relever le défi des mathématiques. Réparties dans les centres de Ouagadougou, Bobo-Dioulasso, Koudougou, Kaya, Manga, Fada N’Gourma, Ouahigouya, Dédougou et Tenkodogo, les candidates ont pris part à la quatrième édition du concours national Élites Mathématiques.

Les participantes sont réparties en trois catégories. La catégorie primaire concernait les élèves filles de CM1, la catégorie post-primaire les élèves de 4e et la catégorie secondaire les élèves de 1re scientifique.
Pour le comité d’organisation, cette quatrième édition marque une progression notable. « L’année passée, nous étions à 169 candidates qui ont composé. Cette année, nous sommes à 261 candidates », se réjouit le Dr Harouna Derra, professeur de mathématiques au Lycée municipal de Nongr-Maasom.

Selon lui, le concours poursuit un double objectif. À court terme, il vise à briser les stéréotypes du genre et à lutter contre la peur des mathématiques chez les jeunes filles. À long terme, l’ambition est d’encourager davantage de femmes à s’orienter vers les filières scientifiques et les métiers de l’ingénierie.

Pour prendre part à la compétition, les candidates devaient satisfaire à des critères académiques rigoureux. Au primaire, une moyenne d’au moins 16/20 en calcul-problème et en sciences d’observation était exigée. Au post-primaire, les élèves devaient justifier d’une moyenne scientifique minimale de 15/20 en mathématiques, physique-chimie et sciences de la vie et de la terre. Pour les élèves de 1re scientifique, la moyenne requise était de 14/20 dans ces mêmes disciplines.

À la sortie de la salle de composition, les impressions variaient selon les catégories.
Âgée de 9 ans et élève en CM1, Traoré Awa Maycharatou estime que les épreuves étaient « un peu faciles », même si elle reconnaît avoir rencontré quelques difficultés dans les calculs. Confiante, elle se dit persuadée d’obtenir la moyenne et se réjouit de l’existence d’une telle initiative. « Ce qu’il a fait, c’est bon. Merci, que Dieu le bénisse », a-t-elle lancé à l’endroit des organisateurs.

En classe de 4e, Pengdwendé Doriane Kaboré évoque quelques difficultés sur deux exercices qu’elle a rencontré lors de la composition. Malgré tout, elle garde espoir. Pour elle, ce concours constitue une opportunité importante pour les filles. « Je pense que cette initiative est une bonne chose parce qu’elle permet d’encourager les filles dans les matières scientifiques », soutient-elle.

Du côté du secondaire, Kiemtoré Rachida Yasmine, élève en Première C, juge les sujets « assez abordables » mais estime que le temps accordé n’était pas suffisant pour traiter l’ensemble des exercices. Mais elle affiche d’ores et déjà son ambition de figurer parmi les trois meilleures au niveau national. Elle considère également que les mathématiques sont essentielles pour les filles. « Les mathématiques sont la base de toute science. Pour être à la hauteur du monde qui évolue, il faut que les filles s’arment de sciences jusqu’aux dents », affirme-t-elle.

Des récompenses pour valoriser l’excellence
Cette année, le concours a enregistré une innovation majeure avec l’extension du nombre de centres de composition, passé de 6 à 9. Une évolution qui s’inscrit dans la volonté des organisateurs de couvrir progressivement l’ensemble du territoire national.

À l’issue de la compétition, 3 lauréates seront récompensées dans chacune des catégories. Les premières de chaque catégorie vont recevoir chacune un trophée. Les deuxièmes seront distinguées par des médailles. Toutes les lauréates bénéficieront de plusieurs lots à savoir des ordinateurs, de tablettes, de fournitures scolaires et de bourses d’études.

Les résultats sont attendus à la fin du mois de juillet ou au début du mois d’août 2026. Quant à la cérémonie officielle de récompense, elle est prévue pour le mois de septembre.

En attendant la proclamation des résultats, les organisateurs invitent les jeunes filles à poursuivre leurs efforts dans les disciplines scientifiques. Car au-delà de la compétition, Élites Mathématiques entend contribuer à l’émergence d’une nouvelle génération de femmes scientifiques et ingénieures capables de participer pleinement au développement du Burkina Faso.
Diane SAWADOGO/ MoussoNews
En savoir plus sur Mousso News
Subscribe to get the latest posts sent to your email.



