Fermeture des établissements avec le COVID-19 : vécu quotidien des élèves

Depuis l’apparition du covid-19, le Burkina Faso traverse une crise socio-économique. Pour stopper la propagation de la maladie, le gouvernement a pris des mesures affectant fortement des secteurs d’activités. Les établissements scolaires étant fermés, l’éducation est sans doute l’un secteur le plus touché. Les premiers concernés donnent leurs impressions de la situation.

 

Chez les élèves, les impressions sont différentes sur la question, chacun y va de son analyse. « C’est avec grande tristesse, que j’ai appris la suspension des cours. Nous étions en retard sur deux matières : français et philosophie. Je me demande comment nous allons rattraper à la reprise », dit Djamila, une élève de 1ère à Bobo-Dioulasso. « Pour moi, c’est une grande joie que l’école soit fermée. Personne ne veut être victime de cette pandémie à l’école » affirme Monique, élève en 2nd à Ouagadougou.

L’ennuie est devenu le quotidien de beaucoup d’élèves. « Je suis à la maison. Je n’ai rien à faire, j’arrive plus à bosser » témoigne Oumarou, un élève de 4ème à Dédougou. Par contre, cette situation profite à d’autres élèves. « Ces congés improvisés se passent bien de mon côté. J’aide souvent mon père dans son atelier, tout en oubliant pas mes cahiers. J’arrive vraiment à bosser et à m’exercer » affirme Yves, 1ère année BEP à Bobo-Dioulasso.

Beaucoup d’élèves ne sont pas satisfaits de la manière dont la situation sanitaire du pays est gérée. Ils n’hésitent pas à montrer leur pessimisme sur une prochaine reprise des cours. « Je ne pense pas que nous allons reprendre de sitôt à moins que la situation change car nous avons arrêté les cours quand nous étions à une centaine de cas confirmés. Ce n’est pas maintenant que nous sommes à plus de 400 cas que nous allons reprendre les cours » s’exclame Leslie Bazio, élève de 2nd à Ouagadougou. « On pourrait maintenir les dates des examens et composer les sujets en tenant compte des chapitres qu’on a eu à faire avant le covid-19, et pour les classes de passage on prend simplement en compte les deux trimestres » propose BADO Alimata, une élève en 1ère année de BEP comptabilité à Ouagadougou.

Dans l’ensemble les élèves semblent très affectés par ces vacances anticipées dans laquelle la crise sanitaire les a plongés et espèrent que les choses entreront dans l’ordre au plus vite.

RABO Cheik Abdoul Kader /Stagiaire

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