G5 Sahel à Pau : l’opposition burkinabè qualifie la ‘’convocation’’’ humiliante

L’opposition politique burkinabè a, au cours d’une conférence de presse, mardi 10 décembre dénoncé ‘’ le contexte, la forme et surtout le ton utilisé’’ dans l’invitation adressé par le président français Emmanuel Macron aux chefs d’Etats du G5 Sahel.

« C’est l’échec lamentable du parti au pouvoir face au terrorisme qui nous vaut cette convocation humiliante de la France », a affirmé Adama Séré, président du RDEBF. Pour lui, cela fait quatre ans que les dirigeants burkinabè n’ont pu imaginer et encore moins mis en œuvre une stratégie intelligente pour contrer l’ennemie. Pour l’opposition, si la France est dans le Sahel, c’est en vertu du prolongement de sa politique de pré carré initie depuis les indépendances dans le souci de se ménager une zone d’influence. « A force d’avoir habitué ses anciennes colonies à se comporter comme des enfants immatures, et à force de favoriser l’accession au pouvoir d’affidés qu’elle juge plus docile, la France se trouve en bute à des pays et à des dirigeants qui peinent à exercer leurs responsabilités dans cette période de tumultes », a souligné l’opposition.

L’opposition a toutefois salué le geste posé par le président Kaboré à savoir les distinctions de Zéphirin Diabré, Eddie Komboigo, Gilbert Noel Ouédraogo et Mamadou H. Dicko, leaders de quatre partis politiques d’opposition représentés à l’assemblée nationale.

Elle a précisé qu’elle n’a nullement sollicité ces distinctions et tient à rassurer les uns et les autres que cette distinction n’entamera en rien à sa fermeté, bien au contraire.

L’opposition, indique les conférenciers, sera toujours dans sa démarche à critiquer quand ça ne va pas, à soutenir des actions visant le bien de la nation et à proposer des idées constructives.

Au cours de cette rencontre avec la presse, l’opposition a encore exigé que la lumière soit faite sur le drame de Yirgou. Elle a également estimé que l’interpellation du maire de Ouagadougou au cours d’un communiqué de presse où il dénonçait et condamnait le 08 décembre dernier des perturbations scolaires enregistrées depuis le début du mois est juste et opportun. « Il faut éviter de permettre aux ennemies de s’infiltrer dans les mouvements incontrôlés pour commettre l’irréparable dans ce contexte sécuritaire fort délétère », a-t-elle laissé entendre.

Cheick Abass Koala / Balkissa OUOBA

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