Grand Salon de la Data: La première édition a ouvert le débat sur la souveraineté numérique en Afrique

La première édition du Grand Salon de la Data en Afrique s’est déroulée du 15 au 16 juillet 2026 à Ouagadougou autour du thème : « Construire l’écosystème data africain : formation, régulation, innovation et gouvernance ». Pendant 2 jours, l’événement réunit des représentants des administrations publiques, des entreprises, des universités, des centres de recherche, des startups ainsi que des partenaires techniques et financiers autour des enjeux liés à la donnée.
À l’ouverture des travaux, le promoteur du salon,Djibril Pierre Claver Pamousso, a présenté cette initiative comme une réponse aux défis que représente la maîtrise des données pour les États africains. Selon lui, le Grand Salon de la Data est né du constat que la production, la protection, la gouvernance et la valorisation des données constituent désormais des leviers de développement, de compétitivité, d’innovation et de souveraineté.

Il a indiqué que cette première édition vise à favoriser le partage d’expériences, le renforcement des compétences et la création de partenariats entre les différents acteurs de l’écosystème.
Représentant la présidente de la Commission de l’informatique et des libertés (CIL), le secrétaire général de l’institution, Amidou Bandé, a insisté sur la protection des données à caractère personnel. Il a rappelé que la loi n°001-2021/AN encadre la collecte et le traitement des données personnelles au Burkina Faso et impose aux entreprises d’accomplir les formalités requises avant tout traitement.

Au-delà de cette exigence légale, il a estimé que le respect des données personnelles constitue un facteur de confiance, de compétitivité et d’attractivité pour les entreprises. Il a également souligné que le salon offre un cadre d’échanges entre les autorités de protection des données de plusieurs pays africains, notamment celles du Togo et du Mali, afin de renforcer la coopération et le partage de bonnes pratiques.
Présidant la cérémonie d’ouverture au nom de la ministre en charge de la Transition digitale, le secrétaire général du ministère, Michel Jonas Somé, a rappelé que la donnée est devenue une ressource stratégique pour les administrations, la recherche, les entreprises et l’innovation.

Il a indiqué que la capacité d’un État à produire, collecter, organiser, protéger, héberger et valoriser ses données constitue désormais un enjeu de souveraineté.Il a également présenté les principales actions engagées par le gouvernement dans le cadre des douze chantiers de la transformation digitale, notamment le chantier « Zéro donnée à l’extérieur », qui vise à héberger progressivement les données produites au Burkina Faso sur des infrastructures nationales.
Selon lui, cette orientation s’appuie notamment sur la mise en service de centres de données destinés à renforcer la sécurité, la disponibilité et la maîtrise des données publiques et privées.

Au programme de cette première édition a figuré des panels, des tables rondes et des formations consacrés à la gouvernance des données, à l’intelligence artificielle, à la cybersécurité ainsi qu’aux métiers de la data, notamment l’ingénierie des données, l’analyse des données et la data science.
Annick HIEN/MoussoNews
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