Inde : Plus de 2,2 millions d’étudiants contraints de repasser leur examen de médecine après une fuite de sujet sur Télégram

Une décision secoue depuis plus d’un jour le système éducatif indien. Près de 2,2 millions d’étudiants sont appelés à repasser le National Eligibility Entrance Test (NEET), l’examen national permettant l’accès aux études de médecine, après l’annulation de la précédente session à la suite d’une importante fuite de sujet sur Télégramme.

L’examen, initialement organisé en mai dernier, a été invalidé après que des informations confidentielles relatives aux épreuves ont circulé sur un canal de l’application de messagerie Telegram. Cette situation a provoqué une vive polémique dans le pays, poussant les autorités à prendre des mesures drastiques afin de préserver l’équité du concours.

Le NEET constitue l’un des examens les plus compétitifs d’Inde. Chaque année, des millions de candidats s’y présentent dans l’espoir d’obtenir l’une des quelque 100 000 places disponibles en première année de médecine. Face à la gravité des irrégularités constatées, les autorités éducatives ont choisi de faire entièrement refaire les sujets d’examen et d’organiser une nouvelle session ce dimanche.

La décision n’a cependant pas été accueillie favorablement par tous. De nombreux étudiants, déjà soumis à une forte pression académique, ont dénoncé l’obligation de repasser une épreuve pour laquelle ils s’étaient préparés pendant plusieurs mois.

Dans plusieurs villes du pays, des manifestations ont été organisées pour exprimer leur mécontentement et réclamer davantage de transparence dans la gestion du dossier.

Pour éviter qu’un tel incident ne se reproduise, l’Agence nationale des examens a annoncé la mise en place d’un vaste dispositif de sécurité. Celui-ci comprend notamment une authentification biométrique des candidats, une surveillance vidéo assistée par intelligence artificielle ainsi qu’un système de géolocalisation GPS permettant de suivre les déplacements des sujets d’examen.

Les autorités ont également renforcé les restrictions autour de Telegram, présenté comme un canal fréquemment utilisé par des réseaux de fraude. Selon l’Agence nationale des examens, l’application aurait servi de plateforme à plusieurs groupes cherchant à vendre illégalement des informations aux candidats.

La sécurité autour de cette nouvelle session a été considérablement renforcée. Près de 200 000 agents, dont des policiers, ont été mobilisés à travers le pays pour sécuriser les centres d’examen et prévenir toute tentative de fraude.

L’enquête menée par le Bureau central d’enquête indien (CBI) a par ailleurs permis l’arrestation du principal suspect dans cette affaire. Les investigations ont révélé que le cerveau présumé de la fuite serait un professeur de chimie, accusé d’avoir participé à la diffusion des sujets avant l’examen.

Source : CNews

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