« J’ai dû abandonner mes études pour la peinture en bâtiment », Basnè-wendé Déborah Kaboré

Basnè-wendé Déborah Kaboré est une jeune fille de 19 ans résidant à Bobo Dioulasso. Obligée de mettre à terme ses études faute de moyens financier elle s’est intéressée au métier de la peinture en bâtiment.

« J’ai dû abandonner mes études pour la peinture en bâtiment », Basnè-wendé Déborah Kaboré 2

« Valoriser, faire connaître son talent de peintre et pousser d’autres filles à embrasser ce métier », telles sont aujourd’hui les motivations de Déborah.

La jeune entrepreneure a découvert la peinture en bâtiment en 2021 pendant la construction de la maison où elle vivait avec ses parents. Elle commence donc à pratiquer cette petite activité pendant les vacances scolaires. Au fil du temps, ses parents n’avaient plus assez de moyens financiers pour la scolariser. Elle alors décide d’en faire son métier afin de subvenir à ses besoins. « J’ai laissé les études à partir de la classe de 3 ème après avoir échoué au BEPC. Les parents n’avaient pas vraiment les moyens pour m’inscrire à l’école mais ils voulaient cependant s’efforcer. J’ai donc jugé bon d’entreprendre afin de me prendre en charge.  Mais je vais poursuivre mes études quand j’aurai suffisamment d’argent. Mes parents ont beaucoup fait pour moi », temoigne-t-elle.

 

Une autre raison est la volonté de faire savoir que la femme peut aussi faire de la peinture en bâtiment. « La peinture est d’abord une passion pour moi. Par la suite je me suis rendue compte que je pourrai me faire connaître puisque pour la plupart du temps ce sont les hommes qui font cela. Je veux montrer que la femme aussi peut faire ce genre de métier », affirme-t-elle.

Basnè-wendé Déborah Kaboré travaille toujours sous la tutelle de quelqu’un car dit-elle « les gens ne font pas confiance aux filles qui font les travaux d’hommes ». Elle rencontre d’énormes difficultés dont le refus de certains employeurs à payer ses services. « Ils arrivent de fois que je travaille avec quelqu’un et à la fin il refuse de me payer. J’ai été plusieurs fois victime de cela » raconte-t-elle. Et d’ajouter que « Pour le moment je n’ai jamais eu d’aide depuis que je fais la peinture, juste quelques personnes qui me motivent avec des paroles ».

En dépit de toutes les difficultés auxquelles Basnè-wendé Déborah Kaboré fait face, son plus grand challenge est d’avoir sa propre entreprise. Aussi, elle envisage faire des formations en peinture pour les filles qui désirent s’initier dans ce domaine.

Emmanuella Wend-Zoodo Heureuse CONGO/MoussoNews

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