Kaya : 39 personnes jugées pour des faits d’excision ayant fait une trentaine de victimes

Le procès de 39 prévenus, dont un homme, poursuivis pour des faits d’excision ayant fait plus d’une trentaine de victimes, s’est ouvert ce lundi 26 octobre 2026 à la mairie de Boussouma, dans le ressort du Tribunal de grande instance (TGI) de Kaya. Prévue pour 3 jours, cette audience foraine est également l’occasion de rapprocher la justice des populations.

La mairie de Boussouma accueille, depuis ce lundi 26 octobre 2026, un procès portant sur des faits d’excision de « grande ampleur ».

39 personnes, dont un homme, comparaissent devant le Tribunal de grande instance de Kaya pour des faits ayant fait plus d’une trentaine de victimes.

39 personnes jugées pour des faits d’excision ayant fait une trentaine de victimes

Le Procureur du TGI de Kaya, Édouard Bancé, a qualifié l’affaire de « grande ampleur ». Les audiences doivent se tenir sur 3 jours, au cours desquels les prévenus seront jugés pour les faits qui leur sont reprochés.

Selon les informations communiquées, une opération de la Police menée le 22 septembre 2026 a permis d’interpeller les personnes mises en cause dans cette affaire et mis fin à cette pratique qui dure depuis plus de 5 ans à Kaya.

À la tête du groupe figure T.K., l’exciseuse dans la soixantaine.

Des peines pouvant aller jusqu’à 10 ans d’emprisonnement

À l’ouverture du procès, le Procureur du Faso près du Tribunal de grande instance de Kaya, Édouard Bancé a rappelé les sanctions prévues par le Code pénal burkinabè pour les faits d’excision.

« Dans notre ordonnancement juridique, notamment le Code pénal, l’excision est […] punie d’une peine d’un an à 10 ans et d’une amende de 500 000 à 3 millions de francs CFA », a-t-il indiqué.

Le Procureur du Faso Près du Tribunal de grande instance de Kaya

Les personnes poursuivies encourent ainsi, selon le Procureur, des peines d’emprisonnement pouvant aller d’un à 10 ans, ainsi qu’une amende comprise entre 500 000 et 3 millions de francs CFA.

Le sort des 39 prévenus sera déterminé à l’issue de l’examen de l’affaire par le tribunal. À ce stade du procès, leur culpabilité reste à établir.

Une audience foraine pour rapprocher la justice des populations

Le choix de tenir ce procès à la mairie de Boussouma, en dehors des locaux habituels du TGI de Kaya, répond à une volonté de rapprocher la justice des justiciables. L’objectif est de permettre aux populations de mieux accéder à l’institution judiciaire et de faire entendre leurs préoccupations. Cette initiative se veut à la fois pédagogique et sensibilateur sur les pratiques de l’excision.

Le TGI de Kaya entend poursuivre cette démarche dans d’autres localités relevant de son ressort, notamment à Mané, Korsimoro et bien d’autres villes.

Cette audience foraine est organisée par le Tribunal de grande instance de Kaya en collaboration avec l’ONG ENABEL.

Lire aussi: https://www.moussonews.com/namentenga-12-filles-victimes-dexcision-prises-en-charge-gratuitement-a-boulsa/

Des démarches administratives accessibles aux habitants

En marge des audiences, les habitants auront également la possibilité d’être accompagnés dans certaines démarches administratives et judiciaires. Il est notamment prévu de faciliter les demandes de rectification de documents administratifs, dont les actes de naissance, de mariage…

Les populations pourront aussi solliciter des documents tels que les certificats de nationalité, les casiers judiciaires, ainsi qu’une assistance pour les difficultés administratives et judiciaires qu’elles rencontrent.

Diane SAWADOGO / MoussoNews


En savoir plus sur Mousso News

Subscribe to get the latest posts sent to your email.

Partagez

Laisser un commentaire

En savoir plus sur Mousso News

Abonnez-vous pour poursuivre la lecture et avoir accès à l’ensemble des archives.

Poursuivre la lecture