Kojo Ingrid Esther Toé, entrepreneure dans la mode : ‘’ les parents espèrent toujours voir leurs enfants dans les bureaux’’

Licenciée en Marketing et Gestion Commerciale, Kojo Ingrid Esther Toé, une jeune fille de la ville de Bobo-Dioulasso, qui avec deux amies, ont décidé de mettre en place un « business ». A trois, elles créée une association nommée « Association des Jeunes Filles Battantes », qui commercialise des accessoires en perles. Elles confectionnent de leurs mains  ces articles.

Kojo Ingrid Esther Toé et ses trois amies entreprennent dans la mode. L’idée de création de cette activité est venue à la fin de son cycle en Licence et Master pour les deux autres amies. Et pour mener à bien leur projet, elles décident de créer une association : Association des Jeunes Filles Battantes (AFJB). Elles se sont ainsi associées pour se lancer dans la confection des accessoires tels que les tee-shirts, colliers et des chaussures en perles. Pourtant, Kojo Ingrid Esther Toé, âgée de vingt-cinq ans est une diplômée en Marketing et Gestion Commerciale (MGC) de l’Institut Universitaire de Technologie (IUT), l’un des instituts de l’université Nazi Boni (UNB) de Bobo-Dioulasso. Elle fera trois années de formation pour l’obtention de sa licence. « L’amour que j’ai pour la mode, l’esthétique, m’a amené à faire partie de cette association et à avoir des idées de création des différents accessoires » a-t-elle signifié.

En 2018, cette résidente de la cité de Sya se lance avec des amies dans la mode. Durant ces deux années, ces jeunes filles utilisent leur « dix-doigt » pour confectionner différents accessoires. Elles ont d’abord commencé par les colliers en perles, ensuite apporter des « design » sur les tee-shirts en ajoutant des perles et enfin confectionné des sacs et des chaussures en perles.

Différents prix sont donnés aux articles. Le prix des chaussures varie entre 3.500 et 4.000 F CFA, les colliers et les t-shirt 4.000 à 6.000 F CFA. Mais, en tant que entrepreneure, elle fait face à des maux qui empêchent son association de sortir des sentiers battus. Il s’agit des problèmes de financement et de l’incompréhension des parents. Etant sans ressources financière, le moyen de paiement des produits des perles deviennent un souci. « Nous n’avons pas assez de moyen pour le paiement des perles en grand nombre. Nous attendons des commandes pour pouvoir confectionner les articles» a affirmé l’entrepreneure.

Pour elle, les parents espèrent voir leurs enfants dans les bureaux, et n’accordent pas leur soutien à l’idée de création d’entreprise. « Ce manque d’accompagnement des parents peuvent pousser à abandonner » a-t-elle ajouté. Avec son association, Elle espère bénéficier d’un financement ou financer elles-mêmes leur projet. Elle envisage dans l’avenir, avec ses collaboratrices, créer une boutique et organiser des défilés de mode avec leurs articles au Burkina Faso.

Diro Benoit Wilfried TOE

(Stagiaire)

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