« …Le 30 juin est la date qui m’a délivré de mes souffrances…», Floby

À l’occasion de la célébration de ses 20 ans de carrière, l’artiste burkinabè Floby a réuni, le mardi 30 juin 2026, ses collaborateurs, partenaires, mentors, médias et fans pour une soirée de reconnaissance. Au-delà des hommages, le chanteur est revenu sur la portée symbolique de cette date, son parcours et ses ambitions.

Pour Floby, le 30 juin n’est pas un simple repère dans le calendrier. Il s’agit de la date de sortie de son tout premier album, choisie à l’époque par son mentor et producteur Papus Zongo. « Ce n’est pas ma date d’anniversaire. C’est le jour que Papy a choisi pour faire sortir mon premier album », a-t-il expliqué.
L’artiste raconte qu’après plusieurs années de préparation, cette sortie a marqué un véritable tournant dans sa vie. Depuis, il a décidé de conserver cette date pour chacun de ses albums. « C’est une date qui m’a porté chance. C’est une date de délivrance. C’est ce jour-là que Dieu m’a permis de vivre mon rêve, celui de vivre de ce que j’aime le plus : la musique », a-t-il confié.
Une soirée pour dire merci
Floby explique avoir voulu consacrer cette célébration à celles et ceux qui ont contribué à son parcours. « 20 ans, c’est plus de 7 300 jours. Il était impératif que je m’arrête pour dire merci à ceux qui ont servi de support à ma carrière », a-t-il déclaré, saluant les fans, les médias, ses collaborateurs, ses musiciens ainsi que tous ceux qui l’ont accompagné depuis ses débuts.
Très ému, il a affirmé qu’aucune carrière ne peut se construire seul.
Revenant sur son parcours, l’artiste confie que ce qui le marque le plus aujourd’hui est de constater qu’il continue d’être sollicité après deux décennies de carrière. « Après 20 ans, je suis encore demandé », indique t-il. « Après 20 ans, je suis encore demandé », indique t-il. Selon lui, à la moitié de son parcours, il ne bénéficiait pas d’un tel engouement. Le fait d’être davantage demandé aujourd’hui est, à ses yeux, la preuve que son travail continue de trouver un écho auprès du public. Il reconnaît toutefois que cette popularité s’accompagne d’un rythme de travail beaucoup plus soutenu, entre les concerts, les déplacements et les enregistrements.

Un nouvel album en préparation
Interrogé sur la suite de sa carrière, Floby annonce qu’un nouvel album est déjà en préparation. Chaque projet représente, selon lui, un nouveau défi. L’artiste entend poursuivre son travail avec la même exigence, mais sans se laisser enfermer par la pression. « Nous allons travailler comme d’habitude, faire ce que nous aimons. Si cela plaît au public, tant mieux », a-t-il résumé.
L’auteur de plusieurs succès a également insisté sur le caractère collectif de la création musicale. S’il compose seul ses textes, il rappelle que la réussite d’une œuvre repose sur toute une chaîne de compétences dont les créateurs de mélodies, les arrangeurs, les musiciens et les techniciens. « On ne peut pas manger seul. La musique est une industrie », a-t-il souligné.

Hommage à ses mentors
Au cours de cette soirée, Floby a rendu un hommage appuyé à ceux qui ont marqué son parcours, notamment Papus Zongo, qu’il présente comme son « père spirituel ».
Ce dernier est revenu sur les débuts de l’artiste en juin 2006, lorsqu’un jeune chanteur encore inconnu présentait son premier album dans un petit espace de Ouagadougou, sous une pluie qui, avec le recul, apparaît comme un symbole de bénédiction.
Papus Zongo a salué la longévité de l’artiste, rappelant que beaucoup doutaient alors de sa capacité à durer. Vingt ans plus tard, Floby demeure l’une des figures majeures de la musique burkinabè.
Le chanteur a également exprimé sa reconnaissance envers Berlioni, qu’il considère comme son premier formateur à la guitare. Il lui attribue l’apprentissage de ses premières notes et révèle que ce dernier continue encore aujourd’hui à relire une grande partie de ses chansons avant leur enregistrement. Pour Floby, ces deux hommes occupent une place particulière dans son histoire artistique. « Je ne peux pas les oublier. Ils m’ont tendu la main », a-t-il conclu avec émotion.
Annick HIEN/MoussoNews
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