Le harcèlement numérique : Un tueur silencieux

ABOME, artiste chanteur ivoirien, est décédé le lundi 18 mai 2026. Une disparition qui a profondément attristé de nombreuses personnes.
Sur les réseaux sociaux, plusieurs commentaires ont évoqué le harcèlement numérique qu’il subissait depuis un certain temps.
Dans une interview accordée par Yode & Siro sur un média, Siro est revenu sur cette souffrance qui affectait fortement l’artiste ces derniers jours : « 𝗢𝗻 𝗹’𝗮𝗰𝗰𝘂𝘀𝗮𝗶𝘁 𝗱𝗲 𝗽𝗿𝗲𝗻𝗱𝗿𝗲 𝗱𝗲 𝗹𝗮 𝗱𝗿𝗼𝗴𝘂𝗲. 𝗜𝗹 𝘀𝗼𝘂𝗳𝗳𝗿𝗮𝗶𝘁 𝗯𝗲𝗮𝘂𝗰𝗼𝘂𝗽 𝗱𝗲 𝗰𝗲𝘀 𝗮𝗰𝗰𝘂𝘀𝗮𝘁𝗶𝗼𝗻𝘀. 𝗔𝗯𝗼𝗺é 𝗮𝘃𝗮𝗶𝘁 𝘂𝗻 𝗽𝗿𝗼𝗯𝗹è𝗺𝗲 𝗮𝘂𝘅 𝘆𝗲𝘂𝘅 𝗾𝘂𝗶 𝗳𝗮𝗶𝘀𝗮𝗶𝘁 𝗾𝘂’𝗶𝗹𝘀 é𝘁𝗮𝗶𝗲𝗻𝘁 𝘀𝗼𝘂𝘃𝗲𝗻𝘁 𝗿𝗼𝘂𝗴𝗲𝘀», a-t-il confié.
Abomé est sans doute l’une des nombreuses victimes du harcèlement numérique, un fléau qui prend aujourd’hui une ampleur inquiétante.
Si le phénomène semble particulièrement visible en Côte d’Ivoire, il existe malheureusement aussi au Burkina Faso, de manière plus insidieuse et parfois tacite.
Chaque jour, de nombreuses personnes subissent des commentaires désobligeants, humiliants ou dénigrants sur des pages et groupes de réseaux sociaux.
Du milieu professionnel à la sphère sociale, en passant par la vie familiale, certains sont livrés à une véritable vindicte numérique.
Derrière un écran, certains oublient qu’il y a un être humain avec des émotions, des blessures et parfois des combats silencieux.
Les mots publiés en ligne peuvent détruire une réputation, briser une confiance, isoler une personne, voire la pousser au pire.
Le harcèlement numérique n’est pas “virtuel”. Ses conséquences, elles, sont bien réelles.
Bassératou KINDO/MoussoNews



