Ouagadougou : L’association « Brise d’Espoir » sème l’espoir pour les drépanocytaires

À l’occasion de la Journée internationale de lutte contre la drépanocytose, l’association « Brise d’Espoir » a organisé une journée d’échange et de sensibilisation au profit des personnes drépanocytaires et de leurs proches, le samedi 20 juin 2026 à Ouagadougou.

Des personnes drépanocytaires et leurs proches à la journée de dépistage.

Fondée par le couple Amadjé en 2024 et active depuis 2025, « Brise d’Espoir » est née avec une vision claire : faire connaître la maladie, sensibiliser l’opinion et rendre les soins accessibles aux personnes malades. Selon Harold Amadjé, président de l’organisation, l’objectif est de souffler comme un vent d’espoir pour que la drépanocytose ne soit plus un fardeau à porter, mais un étendard à brandir fièrement comme un symbole de force et de résilience .

Placée sous le thème « La drépanocytose : connaître la maladie, anticiper les risques liés, et réagir face aux crises pour optimiser la prise en charge », l’initiative a réuni patients, professionnels de santé et participants autour d’un panel, d’un partage d’expérience et de séances de dépistage gratuit.

Cette première édition a également permis d’insister sur l’importance de se faire dépister en amont des unions, rappelant que sans anticipation, le résultat de l’électrophorèse, pour bien des couples, pèsera plus lourd dans la balance que l’amour lui-même.

Au cours du panel scientifique, le Docteur Hadiza Sawadogo, médecin de santé publique, a rappelé que la drépanocytose est la maladie héréditaire la plus fréquente chez le sujet noir, touchant indistinctement toutes les couches de la population. Elle a tiré la sonnette d’alarme sur le diagnostic tardif, qui intervient parfois à l’âge de 25 ans dans notre contexte, tout en révélant qu’en 2025, l’association a enregistré un taux de prévalence de 20 % sur plus de 7 000 personnes testées. À sa suite, le Docteur Iliassa Sawadogo a insisté sur l’importance d’un suivi médical de proximité pour transformer le destin des enfants malades.

Lire aussi : https://www.moussonews.com/journee-mondiale-de-lutte-contre-la-drepanocytose-le-gouvernement-burkinabe-solidaires-envers-les-malades/

Harold et Mylène Amadjé.

L’un des moments forts de l’activité a été le témoignage de Mylène Amadjé/Kakanakou. Elle-même drépanocytaire, elle a partagé son histoire et a lancé un appel vibrant aux personnes vivant avec la maladie à ne pas la percevoir comme un frein. « Apprenez à vivre avec, ne vous laissez pas abattre, faites ce que vous pouvez pour aller mieux, privilégiez-vous et faites ce qu’il faut pour votre bien-être », a t-elle expliqué.

Au terme de l’activité, Amadjé a exprimé sa profonde satisfaction quant au déroulement de la journée. Pour les prochaines éditions, elle a émis le souhait de voir le gouvernement et les décideurs accompagner et soutenir activement cette vision de lutte contre la drépanocytose au Burkina Faso.

Audrey Rouamba ( Stagiaire) / Mousso News


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