Tenkodogo : Deux enseignants condamnés pour viols sur mineures, le Parquet fait appel

Le procureur du Faso près le Tribunal de grande instance de Tenkodogo a annoncé, dans un communiqué daté du 11 juillet 2026, avoir relevé appel de deux jugements rendus le 9 juillet contre un instituteur et un maître coranique, tous deux reconnus coupables de viols répétés sur leurs élèves mineures. Les deux affaires seront réexaminées par la cour d’appel de Fada N’Gourma.
Le parquet de Tenkodogo indique avoir été saisi de deux dossiers distincts, respectivement les 28 mai et 3 juin 2026, par la Brigade territoriale de gendarmerie de Niaogho et la brigade régionale de protection de l’enfance du Nakambé. Ces deux affaires concernent des faits présumés de viols répétés commis par des personnels du système éducatif sur des élèves mineures.
Dans la première affaire, Hamidou Songné, instituteur en service à l’école primaire publique de Béguédo D, est accusé d’avoir commis ces faits sur la personne de Maïmounata Bara, mineure de 15 ans, qui était son élève en classe de CM1. Les faits se seraient déroulés dans la salle de classe, pendant les moments d’absence des autres élèves, et ont entraîné une grossesse chez la victime.
Le procureur du Faso a poursuivi les deux hommes en flagrant délit sur la base de l’article 533-14 du Code pénal et les a placés sous mandat de dépôt.
Statuant le 9 juillet 2026, le tribunal a reconnu les deux prévenus coupables des faits qui leur étaient reprochés. Hamidou Songné a été condamné à 17 mois d’emprisonnement, dont 2 mois fermes, et à une amende de 3 000 000 francs CFA, dont 2 000 000 fermes. Soumaïla Ouandaogo a écopé de 18 mois d’emprisonnement, dont 3 mois fermes, et d’une amende de 3 000 000 francs CFA, dont 2 000 000 fermes.
Le procureur a précisé que les familles des victimes ne se sont pas constituées parties civiles lors du jugement et n’ont formulé aucune réclamation, préférant que les condamnés prennent en charge les victimes et leurs grossesses jusqu’à l’accouchement, ainsi que les enfants à naître.
Le 10 juillet 2026, le procureur du Faso a relevé appel des deux décisions, afin que les affaires soient réexaminées par la cour d’appel de Fada N’Gourma. Les deux prévenus demeurent en détention dans l’attente de ce second jugement.
Le procureur du Faso dit comprendre la vive émotion suscitée par ces affaires au sein de l’opinion publique, tout en invitant chacun au calme et à faire confiance à la justice. Il réaffirme son engagement ferme à traquer tous les actes de délinquance en général, et les atteintes aux mœurs en particulier.
Diane SAWADOGO/ MoussoNews
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