TGI de Nouna : « Sayouba » condamné à 30 ans de prison pour avoir tué sa femme et son ami

Le Tribunal de grande instance (TGI) de Nouna a rendu son verdict, ce mardi 6 octobre 2026, dans l’affaire impliquant « Sayouba » (nom d’emprunt). Poursuivi pour avoir tué son épouse et un de ses amis au secteur 4 de Nouna, le prévenu a été condamné à 30 ans de prison ferme.

Le tribunal l’a également condamné à une contraite judiciaire de neuf mois pour le remboursement de certains biens, notamment une moto estimée à 300 000 F CFA appartenant à « Daouda » (nom d’emprunt), ainsi qu’un vélo évalué à 60 000 F CFA appartenant à « Drissa » (nom d’emprunt), une personne qui avait réussi à échapper à l’agression.

Le condamné dispose, selon les informations communiquées à l’issue de l’audience, d’un délai de dix jours pour interjeter appel.

Une soirée de violence au secteur 4

Les faits remontent au dimanche 13 septembre 2026. Ce soir-là, le secteur 4 de Nouna avait été le théâtre d’une série d’agressions ayant fait deux morts.

Selon les éléments rapportés dans le cadre de l’affaire, « Sayouba », un marchand de bétail âgé de plus de 40 ans, aurait d’abord agressé son épouse, « Afousétou » (nom d’emprunt), âgée de 26 ans.

Étudiante à l’Université Daniel Ouezzin Coulibaly de Dédougou, la jeune femme était également mère d’une fillette de quatre ans.

Après l’agression de son épouse, « Sayouba » aurait fait venir sur les lieux « Daouda » (nom d’emprunt), présenté comme l’un de ses amis. Celui-ci aurait à son tour été agressé. Son corps aurait ensuite été retrouvé sur les lieux.

Un autre homme échappe à l’agression

Une autre personne, désignée ici sous le nom de « Drabo » (nom d’emprunt), aurait également été prise pour cible, mais serait parvenue à s’enfuir.

Un autre témoin, « Souley » (nom d’emprunt), aurait également été appelé sur place. Il aurait découvert « Sayouba » armé d’une machette et d’une daba.

Selon son témoignage rapporté dans le cadre de la procédure, le prévenu lui aurait déclaré avoir tué son épouse avant de tenter de l’agresser à son tour. « Souley » aurait alors pris la fuite et trouvé refuge dans un champ de maïs.

L’intervention d’un dozo

Alors que la situation demeurait tendue, un dozo, désigné sous le nom de « Kassoum » (nom d’emprunt), serait intervenu.

Il aurait réussi à maîtriser puis à ligoter « Sayouba ». D’après son témoignage, le prévenu lui aurait alors demandé de mettre fin à ses jours.

Cette intervention aurait permis de mettre un terme aux violences.

Le prévenu blessé après les faits

Après les agressions, « Sayouba » aurait tenté de mettre fin à ses jours en se blessant avec une machette et une pioche. Grièvement blessé à la gorge et à la tête, il aurait été conduit au CMA de Nouna pour recevoir des soins avant d’être remis aux forces de sécurité.

Les deux personnes décédées ont été inhumées le lundi 14 septembre 2026 au cimetière municipal de Nouna.

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Le tribunal rend son verdict

Vingt-trois jours après les faits, le TGI de Nouna a rendu sa décision.

« Sayouba » a été condamné à 30 ans de prison ferme. Le tribunal a également statué sur le remboursement de certains biens.

Cette décision est susceptible d’appel dans le délai de dix jours indiqué à l’issue de l’audience.

Source : burkinaweb.net

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