🔴[ L’Edito du mois d’Avril 2024 ] |Quand les coupures s’en mêlent

Le jeûne chrétien (40 jours) et le mois de ramadan (30 jours) viennent de s’achever au Burkina Faso. Comme toujours, la femme, qu’elle soit chrétienne ou musulmane, a contribué à leur bonne tenue du fait de l’importante place qu’elle occupe dans cette période de jeûne. En effet, au-delà du jeûne proprement dit qu’elle observe dans toutes ses exigences, la femme est chargée, dans la quasi-totalité des cas, de préparer les repas du début (très tôt le matin) et de rupture. Durant toute la période et en plus de ses occupations professionnelles et/ou quotidiennes, elle est la première à se réveiller pour préparer ou apprêter le repas afin de permettre à la famille de mettre le carême. Il en de même du repas de la rupture, en plus du fait qu’elle doit veiller à assurer le petit déjeuner, le déjeuner et le dîner de ceux qui sont dispensés, notamment les malades, les personnes âgées et les enfants.

Sauf pour cette année 2024, les coupures d’eau et d’électricité n’y ont rien arrangé. Parce que les grandes villes de notre pays ont enregistré et continuent d’enregistrer des coupures d’eau courante et d’électricité qui dépassent l’entendement. Comment dans le noir, arriver à trouver l’eau potable pour faire la cuisine ? Quelle distance parcourir pour ramener de l’eau à la maison, étant donné qu’elle est elle-aussi en carême ? Quelle quantité d’eau doit-elle ramener pour permettre à toute la famille de faire ses ablutions toutes la journée, de se désaltérer à la rupture, de faire la cuisine et de se doucher si l’on sait que certaines familles font plus de 48 heures sans avoir la moindre goutte d’eau dans le robinet ?

Comme elle si bien le faire à l’accoutumée, la femme arrive malgré tout, à patienter jusqu’à des heures tardives, pour attendre l’eau ou à parcourir le quartier avec des bidons pour satisfaire les besoins de sa famille. Epouse, mère, fille, de belle-fille, employée, employeur …, l’autre moitié du ciel continue d’assumer en toute responsabilité, sa place et son rôle de pilier de la famille et de sa société.

Vivement donc la saison des pluies qui, en plus d’atténuer les coupures d’eau et d’électricité, emporte avec elle, la chaleur suffocante. Il reste non seulement à reconnaitre à la femme ce mérite, mais aussi et surtout à la comprendre et à l’épauler dans cette quête d’eau courante parce que tout comme la femme, l’eau c’est la vie.

En attendant, le gouvernement gagnerait, comme ailleurs, à ravitailler régulièrement les quartiers avec des citernes d’eau courante ou à faire des pompes et autres fontaines d’eau autonomes du circuit de distribution de l’ONEA.

La Rédaction

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