🔴[ L’Edito du mois de Janvier 2024 ] |2024 : l’année de tous les espoirs

Comme à l’accoutumée, les Burkinabè et bien de citoyens du monde se sont souhaités des vœux de nouvel an, chacun allant de ses aspirations et de son inspiration pour espérer que 2024 soit « l’année de notre année ». Ces vœux pieux ont cette force de donner à chacun de nous l’espoir que le nouvel an rimera avec nouveau départ vers des prairies où l’herbe est plus verte.

Il convient néanmoins de se demander ce que valent bien la santé et la prospérité si les armes crépitent, si les vies sont fauchées, si les populations sont déplacées de force, si les femmes sont violées, si les villages incendiés … Du coup, la situation sécuritaire actuelle de notre pays nous enlève toute joie, donnant une dimension sobre à nos « fêtes » de fin d’année et beaucoup de retenue dans nos festins.

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Mais dans un contexte de reconquête du territoire national où les Burkinabè d’ici et de la diaspora ont accepté de mettre la main à la poche pour financer leur guerre à travers le Fonds de soutien patriotique et d’y participer de façon active en s’enrôlant comme Volontaires pour la défense de la patrie (VDP) aux côtés des Forces de défense et de sécurité, il y a espoir que les 12 prochains mois portent en eux les germes d’un pays plus pacifié et plus sécurisé pour tous.

C’est cela l’espoir que cette nouvelle année apporte pour ces milliers d’enfants et de femmes qui ont perdu leurs maris, leurs enfants, leurs papas, leurs biens, leur tranquillité, leur milieu naturel de vie, leur dignité. 2024 se dessine donc pour eux comme l’année de tous les espoirs : espoir que les armes se taisent, espoir que le terrorisme finisse, espoir de retourner chez soi, espoir de parcourir le pays à sa guise, espoir de mener son activité sans inquiétude, espoir d’un vivre-ensemble, espoir du havre de paix d’antan qu’a été le Burkina Faso.

Il ne fait aucun doute que dans tout conflit armé, les femmes et les enfants sont les premières victimes et le terrorisme que vit le Burkina Faso ne fait pas l’exception. Pendant que les uns et les autres se souhaitaient des vÅ“ux de santé, de prospérité et de « beaucoup Â» d’argent, les femmes et enfants déplacés internes (PDI), les veuves et les orphelins du terrorisme, ne demandent que le retour de la paix et de la sécurité. Et ce, afin de regagner leurs localités d’origine où ils pourront vivre paisiblement et plus dignement malgré la modestie de leurs moyens, d’une part. Et de l’autre, afin de faire le deuil du fils, du mari, du père, du frère, de la sÅ“ur, avec la foi qu’aucune autre vie ne sera fauchée du fait de cette barbarie.

Au-delà de l’espoir, chaque Burkinabè doit travailler à ce que la paix tant recherchée, la fin du terrorisme tant voulue et la reconquête totale du territoire soient une réalité. Parce que, « la paix n’est pas un vain mot, mais un comportement Â», pour paraphraser le père de la Nation ivoirienne, Félix Houphouet-Boigny.

La rédaction

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