7e édition du FESTIC : Des projections cinématographiques pour célébrer les identités culturelles

La cité universitaire de l’Institut des Sciences (IDS) de Ouagadougou a accueilli, samedi 16 mai 2026, une séance de projections cinématographiques du Festival des Identités Culturelles (FESTIC). Etant à sa 7édition, le FESTIC, qui est le grand rendez vous de l’affirmation culturelle est placé sur le thème : « Les identités culturelles à l’ère du village planétaire » et se tient du 14 au 18 mai 2026.

Dans le cadre de la 7e édition du Festival des Identités Culturelles (FESTIC), quatre productions cinématographiques ont été projetées ce samedi 16 mai 2026 à la cité universitaire de l’Institut des Sciences (IDS) à Ouagadougou.

Placée sous le thème « Les identités culturelles à l’ère du village planétaire », cette édition, organisée du 14 au 18 mai 2026 par le Cinéma Numérique Ambulant (CNA), entend promouvoir les patrimoines culturels africains à travers le cinéma, les arts et les échanges entre peuples.

Une projection cinématographique au sein de la cité universitaire de l’IDS

Les étudiants et festivaliers ont d’abord découvert « Tempête dans une calebasse », un court métrage de 15 minutes signé par le réalisateur burkinabè Serge Bicaba. Il s’agit d’un film qui prône le vivre ensemble, la parenté à plaisanterie.

« Tempête dans une calebasse », un court métrage de 15 minutes signé par le réalisateur burkinabè Serge Bicaba

Une seconde production du cinéaste béninois Junior Gnonlonfoun, « Coeur d’or », d’une durée de deux minutes, a également été présentée au public. Il se termine par une leçon de vie: « Certains gestes valent plus que milles mots ».

Une production du cinéaste béninois Junior Gnonlonfoun, « Coeur d’or »

Mais l’un des moments marquants de cette soirée a été la projection du documentaire Sunu Yoon, du réalisateur franco-sénégalais Jean-Marie Mallet. Ce film de 90 minutes rend hommage au célèbre percussionniste et griot sénégalais Doudou N’diaye Rose, considéré comme l’un des ambassadeurs majeurs de la culture sénégalaise dans le monde.

« Une œuvre patrimoniale »

Jean-Marie Mallet a expliqué que ce documentaire est né d’une longue proximité avec l’artiste sénégalais, auprès de qui il a vécu durant près de trente années.

« Cette œuvre est une œuvre patrimoniale. Doudou N’diaye Rose est le patrimoine du Sénégal (…) J’y ai passé 11 ans pour le réaliser », a-t-il déclaré.

Jean-Marie Mallet, réalisateur franco-sénégalais

Le cinéaste a également salué l’initiative du FESTIC qu’il considère comme un cadre propice au dialogue entre les cultures africaines et le reste du monde. Pour lui, les artistes ont un rôle essentiel dans la construction d’une société ouverte et inclusive. « Nous sommes là pour nous ouvrir au monde et permettre à chacun de se retrouver dans nos créations artistiques », a-t-il affirmé.

Jean-Marie Mallet a insisté sur la portée symbolique et politique du parcours de Doudou N’diaye Rose. Selon lui, le musicien sénégalais a su préserver son identité culturelle tout en s’ouvrant aux autres cultures.

Pour le cinéaste, les traditions africaines ne sont pas figées, mais vivantes et capables d’évoluer avec leur époque sans perdre leur essence.

La place des femmes dans les traditions artistiques

La question de la place des femmes dans les pratiques culturelles a également occupé une place importante dans les échanges autour du documentaire.

Jean-Marie Mallet a raconté que Doudou N’diaye Rose avait décidé d’intégrer ses filles dans l’univers des percussions, traditionnellement réservé aux hommes. Une démarche née d’une réflexion sur l’évolution du rôle des femmes dans la société.

« Il s’est demandé pourquoi les femmes ne joueraient pas du tambour alors qu’elles sont médecins, avocates ou ingénieures », a rapporté le réalisateur.

Selon lui, cette décision a permis aux filles du musicien sénégalais de se produire sur des scènes internationales et de contribuer à la transmission du patrimoine culturel africain.

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Des étudiants séduits par l’initiative

Dans le public, plusieurs étudiants ont salué l’impact culturel et éducatif des projections.

Étudiant en Lettres modernes à l’Université Joseph Ki-Zerbo, Ibrahim Yaméogo estime que le festival permet de découvrir d’autres cultures africaines sans quitter le Burkina Faso. « À travers ce festival, nous apprenons beaucoup sur l’Afrique et sur notre identité culturelle », a-t-il confié. Il a souligné l’intérêt académique de ces projections pour ses recherches universitaires.

Étudiant en Lettres modernes à l’Université Joseph Ki-Zerbo, Ibrahim Yaméogo

Même satisfaction chez Maïmouna Zoungrana, étudiante en deuxième année de Lettres modernes. Elle s’est réjouie du choix porté sur la cité universitaire de l’IDS pour accueillir ces projections.
Pour elle, le FESTIC constitue un cadre important de valorisation des cultures africaines, notamment à travers les thématiques abordées dans les films projetés.

Maïmouna Zoungrana, étudiante en deuxième année de Lettres modernes

L’étudiante dit avoir été particulièrement marquée par le documentaire sénégalais, qu’elle considère comme une véritable immersion dans les danses, les traditions et les expressions culturelles du peuple sénégalais.

Diane SAWADOGO/ MoussoNews

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