Afrique : Bientôt une « Republik feminist »

La capitale nigériane – Abuja- a réuni, du 13 au 15 juillet 2018 une rencontre internationale sur l’engagement pour la promotion et la défense des droits de la femme. Venues d’une dizaine de pays d’Afrique, de l’Europe et des USA des femmes africaines ont échangé autour de la problématique de leur engagement en faveur des droits humains et sur la fondation d’une « Republik féminist ».

Sortir des tranchées : Apprécier et célébrer les militantes africaines kaléidoscopiques dans l’espace politique de la République Féministe, était l’objet principal de la réunion des femmes et activistes des droits humains à Abuja. 72heures d’échanges et de partages d’expériences les uns aussi impressionnantes des autres. Puis des réflexions sur la mise en place d’une plateforme qui sera appelé – Republik Féminist-. Selon les initiateurs, la nouvelle republik féministe cherchera à fonde un pouvoir, une conceptualisation et la pratique des défenseures des droits humaines et des femmes (FDDH). Les travaux de groupes ont été tenus autour des questions de stratégies et tactiques en vue de tracer collectivement des approches durables à même de faciliter les mouvements féministes renforcés et les activistes résilients. Les ressources politiques, humaines, juridiques, financière et la conceptualisation sont les sujets débattus par les participantes.   Une cartographie des acteurs potentiels, des partenaires et des mouvements intersectoriels qui pourraient contribuer à la construction de compétences politiques, d’expertises, de talents, de réseaux, d’influence sociopolitique à la plateforme ont également été identifié.

Plateforme virtuelle ou physiques ?

La forme et/ou le format de la plateforme a fait l’objet d’intenses débats entre les participants. S’agira-t-il d’une plateforme virtuelle ou physique ? En attendant, quel que soit sa forme, elle entend ajouter de la valeur aux droits humains avec pour objectif de lutter contre les violences faites aux femmes, l’impunité, les viols, et. Elle constituera également une plateforme de plaidoyer, de création et de partage de savoir, un apport de leadership bien réfléchis ou encore un espace de solidarité et de débat d’idées constructives. Elle prendra ainsi en compte toutes les femmes- les sourdes et muettes surtout- les sportives ( la plupart sont souvent taxés de lesbienne), les créatrices de contenus féministes, les influenceurs qui peuvent apporter leur contribution à même d’influer sur les politiques en matière de respect des droits de la femme.

Bassératou KINDO

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