Connexion internet au Burkina : L’ABB pose le débat avec le ministère de tutelle

Des échanges directs et francs, pour rendre compte de la politique de l’internet au Burkina, c’est cet exercice qu’ont soumis l’association des blogueurs du Burkina et des communautés tics au ministre du développement numérique et des postes, Hadja Fatimata Ouattara/ Sanou. C’était le jeudi 7 juin à Ouagadougou.

Avoir accès à l’internet au Burkina est en passe de devenir ce que l’on peut appeler un luxe, tant la qualité et le coût laissent à désirer. Pour en parler en vue de tenir informer l’opinion, l’association des blogueurs du Burkina, dans le cadre de l’exécution du projet – presimetrebf- a  initié un grin blogueur avec comme invité la ministre des tics. Informaticienne de formation et militante dans plusieurs organisations des tics, Mme Sanou a confié en savoir assez sur la mauvaise qualité et le coût de l’internet au Burkina.

Mais a-t-elle dit, plusieurs politiques sont en train d’être mise en œuvre pour soulager les consommateurs. Entre autres projets déjà engagés, le eBurkina, le backbone, le G.cloud pour  augmenter plusieurs services en matière d’offre d’internet.  Toutefois, rappelle-t-elle : ‘’ l’Etat ne peut pas tout faire. On va créer les conditions favorables, mais les autres acteurs comme le secteur privé doivent aussi contribuer’’.

‘’ Je suis ministre certes, mais je suis aussi utilisatrice donc souvent frustrée’’

A la question de savoir si la ministre se met souvent à la place des consommateurs qui sont toujours frustrés quant  à la mauvaise qualité de l’internet et son coût élevé, Hadja dira que : ‘’ Je suis aussi utilisatrice, donc souvent frustrée comme vous’’. Ce ne sont pas des efforts qui ne sont pas faites, à en croire la patronne des tics.

Des opérateurs de téléphonies, confie-t-elle, sont plusieurs fois été convoqués par rapport à la mauvaise qualité de la connexion. Malheureusement, il manque d’outils et/ou d’indicateurs pour demander aux opérateurs ce qu’ils doivent faire ou pas, mais des réflexions sont en coures, selon Mme Sanou. L’internet devrait, selon elle, être un droit comme l’eau, la santé, l’éducation.

Bientôt la 4G au Burkina !

Des tests pour la 4G sont en cours et des déploiements sont prévus avant la fin de l’année si toutefois les nombreuses contraintes sont levées. Le Burkina pourra donc, très bientôt bénéficié de la connexion 4G.

L’internet est aujourd’hui d’une grande nécessité pour le développement d’une nation. Les populations doivent être connectées pour accéder au service de e-Burkina  d’où l’impérieuse nécessité de travailler en parallèle sur la connexion et le projet sans forcément attendre qu’elle soit totalement bonne. Le maillage en fibre optique d’environ 12.000km et un projet de loi pour permettre aux clients de poser plaintes en cas d’insatisfaction sont aussi en exécution.

La jeunesse au cœur des innovations tics

Le web 2.0 a tout changé. Puis sont venus les réseaux sociaux, première sources d’information car tout le monde est devenu créateur de contenu. Nul doute que la jeunesse est au cœur de ce changement numérique.

C’est pourquoi, Hadja Sanou estime qu’il est important de se focaliser sur la jeunesse. Au ministère des tics, par exemple, les employés et les chefs de services sont tous des jeunes car ils sont la source de l’innovation. ‘’ Il faut documenter les innovations TIC avec les jeunes et le ministère travaille actuellement sur ce projet’’ informe la patronne des tics.

Et si l’Etat n’est pas en mesure de contrôler la qualité des services internet, il pourra le faire grâce à la contribution de différentes entités (public, privé, civil) pour que l’économie numérique fonctionne.

 » On ne peut pas avoir de l’économie numérique, si les gens n’ont pas accès à l’internet. Pour l’instant, on a une mauvaise qualité mais les chantiers qui sont en cours nous permettront d’avoir une bonne qualité de connexion. Ce sont des questions que nous prenons à bras le corps car nous sommes aussi des utilisateurs’’ rassure Hadja Fatimata Ouattara/ Sanou.

BK

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