FESTIC 2026 : Un panel sur l’inclusion des identités culturelles à l’ère de la globalisation

En marge de la 7e édition du Festival des identités culturelles, les acteurs culturels ont tenu une rencontre d’échanges le lundi 18 mai 2026 à Ouagadougou. Placés sous le thème : « Les identités culturelles à l’ère du village planétaire », les échanges ont porté sur la recherche de pistes de solutions pour une meilleure intégration culturelle de l’Afrique dans le système mondial.
Venus de différents pays d’Afrique, les participants à ce panel sur les identités culturelles ont été guidés par deux experts du cinéma et des recherches scientifiques sur les questions culturelles. Il s’est agi du Pr Antoinette Tidjiani de l’Université Abdou Moumouni de Niamey, et de Issiaka Sawadogo, acteur, danseur, musicien et metteur en scène norvégien d’origine burkinabè.


Au cours de sa communication, le Pr Antoinette Tidjiani est revenue sur le concept de l’identité culturelle. Selon elle, l’identité culturelle est une réalité en perpétuelle évolution. Elle est le produit d’une conception mentale ainsi que d’une association de plusieurs événements et circonstances. Elle n’est donc pas statique, comme le pensent plusieurs personnes. « Il n’y a pas d’identité toute faite, elle évolue selon les circonstances de la vie », a-t-elle soutenu.
Elle a ainsi appelé les peuples africains à une réflexion profonde sur leurs valeurs et leurs cultures afin de fonder une identité propre dans ce contexte de mondialisation. « Pour que l’Afrique s’en sorte dans ce monde global, il faut qu’elle se pose des questions sur ses réalités et sur la manière d’exploiter les réalités d’autres peuples à son profit, que ce soit dans les domaines économique, social, politique ou militaire », a-t-elle déclaré.
Selon le Pr Antoinette Tidjiani, l’Afrique ne saurait tirer profit de ce village planétaire si elle n’apprend pas à se valoriser elle-même. Elle doit faire connaître ses valeurs aux autres peuples afin de les convaincre et d’imposer son identité comme un modèle à suivre.

Issiaka Sawadogo, quant à lui, a confié que la globalisation est aussi vieille que le monde. Pour lui, avant même l’adoption officielle de ce concept, il existait déjà une forme de globalisation datant de plusieurs millénaires.
L’Afrique devrait donc continuer à travailler pour adapter ses réalités et sa culture aux différents changements qui se produisent au quotidien. Et pour être efficace, une prise de conscience doit urgemment avoir lieu. L’Afrique doit connaître sa propre valeur afin de pouvoir faire valoir son identité et sa culture aux yeux des autres peuples.
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Selon Issiaka Sawadogo, l’un des avantages du village planétaire réside dans l’accès facilité aux réalités et aux cultures des autres peuples. C’est donc une opportunité à saisir en s’inspirant de leurs réalités et en les adaptant à notre contexte.
Il a terminé sa communication par un appel à la jeunesse à passer à l’action. « C’est le moment de travailler. Il y a eu des moments pour réfléchir et maintenant, c’est le temps de l’action », a-t-il conclu.
Jonas Porgo (Stagiaire) / MoussoNews



