Métiers d’ingénieur: 2iE veut miser sur la formation des femmes

L’Institut international d’ingénierie, de l’eau et de l’environnement (2iE) a abrité une rencontre sur le dialogue des générations sur la femme ingénieure le samedi 18 mai 2019. Cette rencontre a permis de jeter les bases d’une feuille de route pour améliorer la promotion du genre au sein de l’institut 2iE.

Comment accélérer la féminisation des métiers de l’ingénieur d’autant plus qu’au Burkina Faso, moins de 30% des chercheurs sont des femmes. Ce ratio a un impact sur la qualité de la recherche, l’innovation et l’émancipation des femmes.

Pour répondre à cette question, l’Institut international d’ingénierie, de l’eau et de l’environnement (2iE) a proposé, dans la prolongation de la commémoration du cinquantenaire de l’institut et à l’occasion de la célébration du 8-Mars, un dialogue intergénérationnel sur la femme technicienne et ingénieure. A cette rencontre, ce sont des échanges et le partage d’expériences avec plus de 300 étudiants et lycéens, dont 60% des femmes.

Selon le directeur général de l’Institut, Pr Mady Koanda, l’organisation du premier dialogue intergénérationnel est d’« accroître la notoriété de 2iE dans le sens où on pourrait ainsi mieux connaitre le passé et préparer l’avenir. Les anciens qu’on appelle généralement les alumni ont une expérience à partager. Ils ont une connaissance du terrain qu’il faut faire connaitre aux jeunes ».

Pour lui, les jeunes ont des idées novatrices et ces innovations permettent d’aller plus loin dans les recherche. Et c’est avec satisfaction que Pr Koanda a annoncé que 2iE a fait une forte performance en ayant près de 27% de filles dans ses effectifs.

2iE en 50 années d’existence, ce sont près de 7000 étudiants, dont environ 999 étudiantes. Au regard de ce pourcentage, les premiers responsables ont annoncé que des dispositions sont prises, tant en termes d’infrastructures et de l’environnement, pour les lycéens qui veulent embrasser le métier d’ingénieur notamment les filles. « Nous créons les conditions favorables pour l’exercice du métier d’ingénieur par les femmes dans leur formation et dans leur insertion sociale. Et cette activité vise à encourager les filles à y entrer et à y demeurer pour pouvoir être plus tard des ingénieurs femmes confirmées, talentueuses à l’égal des hommes », a ajouté Pr Koanda.

Au ministère, l’équilibre homme/femme, notamment dans l’enseignement supérieur, est cher aux yeux du ministre Alkassoum Maïga. La place est accordée pour les femmes au poste des responsabilités car il reconnait les capacités de ces dernières, a confié la directrice générale du FONER, qui s’exprimait en son nom. Se prononçant sur les obstacles qui handicapent les femmes dans les domaines scientifiques et de l’ingénierie, Marie-Thérèse Arcens Somé a affirmé que les pesanteurs socio-culturelles restent toujours inflexibles.

Emmanuel Fiakofi

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