7e édition du FESTIC : Les identités culturelles africaines célébrées, rendez-vous est pris en 2028

Après 5 jours de projections, de panels, d’ateliers et de célébrations culturelles, le Festival des Identités Culturelles (FESTIC) a refermé ses portes dans la soirée du lundi 18 mai 2026 à Ouagadougou. Organisée par le Cinéma Numérique Ambulant d’Afrique, cette 7e édition a rassemblé cinéastes venus de plusieurs pays d’Afrique, étudiants, passionnés de cinéma et acteurs culturels autour d’une même ambition : valoriser le patrimoine culturel africain à travers le 7e art.

Dans une ambiance festive à ciel ouvert au quartier Ouidi de Ouagadougou, le public a pris d’assaut le site principal du Festival des Identités Culturelles (FESTIC) pour assister à la cérémonie de clôture de sa 7e édition. Animés de prestations artistiques, de projections cinématographiques et de reconnaissances, le cinéma africain a une nouvelle fois servi de trait d’union entre les communautés.

Clôture de la 7 e édition du FESTIC

Du 14 au 18 mai 2026, le festival initié par le Cinéma Numérique Ambulant d’Afrique a proposé 29 films de divers genres, allant du documentaire à la fiction, en passant par les courts métrages et les films d’animation. Les projections se sont déroulées sur deux sites : le site principal de Ouidi et la cité universitaire de l’Institut des Sciences (IDS). En somme, environ 2 000 spectateurs ont repondu présent à l’ensemble des activités du festival.

Au-delà des projections, le FESTIC a également mis l’accent sur les échanges intellectuels et culturels. Pour cette édition, la communauté Bissa était à l’honneur. Communications, expositions et espaces de découverte ont permis aux festivaliers de mieux connaître cette identité culturelle. « La ligne éditoriale du FESTIC, c’est de travailler à rapprocher les communautés à travers le cinéma », a rappelé le Directeur général du CNA, Wend Lassida Ouédraogo.

Directeur général du CNA, Wend Lassida Ouédraogo

Le festival a aussi accueilli des panels et des masters class autour du thème : « Les identités culturelles à l’ère du village planétaire ». Le professeur Tidjani venu du Niger ainsi que l’acteur burkinabè Issaka Sawadogo ont animé des échanges sur les enjeux de préservation culturelle face à la mondialisation.

Les enfants n’ont pas été oubliés. Des ateliers de stop-motion, de dessin et d’écriture de contes ont été organisés au profit d’une quarantaine de participants afin de transmettre les valeurs culturelles à la jeune génération.

Représentant du ministre en charge de la Culture, Brice Flavien Ouédraogo, chargé de mission, a salué la constance du festival dans la promotion des identités culturelles africaines. « Le ministère est venu encourager et féliciter un promoteur qui, depuis plusieurs éditions, fait dans le cinéma et dans la valorisation des identités culturelles. Le ministère accompagne toujours des initiatives de valorisation culturelles privées », a-t-il déclaré. Pour lui, l’engouement observé autour du festival traduit également la résilience des populations burkinabè. « Cela témoigne de la résilience du peuple burkinabè malgré les difficultés que nous vivons », a-t-il souligné.

Brice Flavien Ouédraogo, chargé de mission, du ministre en charge de la Culture

Lire aussi: FESTIC 2026 : Un panel sur  l’inclusion des identités culturelles à l’ère de la globalisation – Mousso News

Moment fort de la soirée, la proclamation du palmarès a récompensé plusieurs productions africaines. Le Prix du Cinéma Numérique Ambulant (CNA) et la mention spéciale documentaire ont été attribués à La Danse des Yann Tawri du Nigérien Ibrahim Ousmane Mahamadou. Le prix du meilleur court métrage documentaire est revenu à Werga de Jeannine Bessoga, tandis que Sunu Yoon de Jean Marie Mallet a remporté le prix du meilleur long métrage documentaire.

Le Prix du Cinéma Numérique Ambulant (CNA) et la mention spéciale documentaire ont été attribués à La Danse des Yann Tawri du Nigérien Ibrahim Ousmane Mahamadou

Se disant ému pour sa distinction, Jean-Marie Mallet est revenu sur les 11 années de travail consacrées à son film consacré au célèbre griot sénégalais Doudou N’Diaye Rose.

Sunu Yoon de Jean Marie Mallet a remporté le prix du meilleur long métrage documentaire

« C’est un devoir de témoignage », a confié le réalisateur. Il explique avoir partagé près de 30 années aux côtés de l’artiste disparu. À travers ce documentaire, il dit avoir voulu immortaliser l’héritage culturel laissé par celui qu’il considère comme un père.

Jean Marie Mallet, réalisateur franco sénégalais

Le prix du meilleur court métrage fiction a été décerné à Cœur d’Enfant de Isabelle Loua, tandis que la mention spéciale fiction est revenue à Autumn The Age du Marocain Blal Touil.

Et c’est sur ces distinctions, sous les applaudissements du public et des professionnels du cinéma venus de plusieurs pays africains, que s’est achevée la 7e édition du FESTIC. Le rendez-vous est déjà pris pour l’acte 8 prévu en 2028, avec la promesse de poursuivre cette célébration des identités culturelles africaines par le cinéma et la valorisation des communautés locales.

Diane SAWADOGO/ MoussoNews

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