Quota genre : Des organisations appellent à la responsabilité de l’Assemblée nationale

‘’Dénoncer les insuffisances constatées dans le projet de loi portant fixation de quota et modalités de positionnement des candidats et candidates aux élections législatives et municipales au Burkina, voté et adopté le 11 octobre 2019’’ était l’objet d’un point de presse samedi 23 novembre. Elle a été organisé par le cadre de concertation des organisations intervenants sur le genre et la participation politique des femmes aux Burkina Faso, les femmes

Au cours de cette rencontre avec les hommes de médias, il était question d’une part de dénoncer les insuffisances constatées dans le projet de loi portant fixation de quota et modalités de positionnement des candidats et candidates aux élections législatives et municipales au Burkina Faso, voté et adopté le 11 octobre 2019 par l’exécutif burkinabè et transmit à l’Assemblée nationale pour adoption et d’autre part proposer des alternatives.

Pour Martine Yabré, membre fondatrice du cadre de concertation nationale des Organisations de la société civile (OSC), œuvrant pour la promotion politique des femmes au Burkina Faso, ils ont été auditionnés le 21 novembre 2019 par la commission genre de l’assemblée nationale et à la sortie de cette audition, ils ont jugé important de partager leur position officielle avec l’opinion nationale et internationale.  » L’heure n’est plus au verbiage stérile, aujourd’hui ce que nous attendons de l’assemblée nationale, c’est clair et nette, aucun projet de loi qui viole les droits humains ou qui met en mal les droits de spécificité ne puisse être adopté au sein de l’assemblée nationale », a-t-elle affirmé.

Selon Mme Yabré, l’Assemblée nationale n’est pas une caisse à résonance et personne ne l’a envoyé organiser un forum sur l’autonomisation et responsabilisation de la femme.  » Nous estimons qu’il y a des alternatives qui peuvent sauver la situation de la femme au Burkina Faso et en faveur de l’égalité entre l’homme et la femme pour lequel le Burkina Faso a souscrit en 1984 à travers la convention sur l’élimination de toutes les formes de discrimination à l’égard des femmes même si son adhésion a été effective en novembre 1987 », a –t-elle laissé entendre.

La conférencière  a également relevé que le Burkina a souscrit à beaucoup de conventions, ratifié beaucoup des textes et il n’y a pas de raison aujourd’hui que l’Assemblée nationale qui est censée représenter le peuple entérine des projets de loi qui violent les droits humains surtout qu’il s’agit d’une loi qui est censée corriger des insuffisances qui ont été constatées après une décennie d’application de la loi 010/2009/AN portant fixation des quotas aux élections législatives et municipales au Burkina Faso.

Elle a invité le président de l’assemblée nationale, Alassane Bala Sakandé à prendre ses responsabilités avec les élus nationaux afin qu’il y ait des alternatives salvatrices. Mme Yabré a également interpellé le président du Faso, Roch Marc Christian Kaboré afin que son engagement qui a été pris le 08 mars 2018 soit non seulement codifié et réalisé mais également que la question de la loi sur le quota dont il a présidé la plénière pour l’adoption en 2009 soit prise en compte. << Aujourd’hui il a la chance d’avoir toutes les marges de manœuvre, qu’il prenne la décision historique de finir son mandat en restituant à la femme et à l’homme cette égalité>> a-t-elle terminé.

 Cheick Abass KOALA

Stagiaire

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